Le
Pianoforte
Malgré son apparence fragile
et sa légèreté, le pianoforte offre, suivant les registres et le toucher,
une sonorité qui s'emplit d'une gravité riche de toutes les harmoniques
oubliées sur les pianos modernes et qui sont le signe des instruments bien
nés. En effet le pianoforte (piano = doucement, forte = fort) peu faire
varier la puissance du son par le toucher des doigts contrairement à son
ancêtre, le clavecin.
Pierre BOUYER interprétera
des oeuvres de MOZART sur une copie de Marc DUCORNET et Jacques WAY d'un
pianoforte de Johann Andréas STEIN.
Voici ce que MOZART écrivait
à son père en 1777 : .... " Ici et à Munich, j'ai déjà joué mes six sonates
assez fréquemment. La dernière en ré majeur est d'un très bon effet sur le
pianoforte de STEIN. L'endroit où il faut appuyer le genou est mieux fait
chez lui que chez les autres. Dès que je le touche, il fonctionne ; et il
suffit de retirer juste un peu le genou pour qu'il n'y ait pas la moindre
résonance (...). De quelque manière que je frappe, le son demeure toujours
égal ".
Pierre BOUYER
C'est l'un des tous premiers claviéristes
français à s'être intéressé au pianoforte. Son travail est couronné par un
prix international (Paris 1978) puis par les critiques unanimes qui saluent
ses premiers enregistrements.
Il pratique un jeu brillant et expressif,
soulignant les phrasés, les contrastes. De nombreux récitals et concerts de
Musique de Chambre le font entendre en France et en Europe.
Depuis une dizaine d'années, il consacre une
partie importante de son activité à l'enseignement en Musique de Chambre et
direction d'orchestre.
En 1996, il fonde la Compagnie du Pianoforte
destiné à prendre diverses formes et dont le répertoire se fonde sur ses
études musicologiques concernant le répertoire de cet instrument.
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Sylvie de MAY
Après des études de musicologie, de musique
ancienne, de piano et d'écriture, de danse et de théâtre, elle perfectionne
sa technique vocale de soprano colorature dramatique. "La Reine de la Nuit",
"Konstanze", "Somnanbula", "Esclaminde" ... sont ses rôles favoris.
Entre 1986 et 1990, elle fut l'assistante de
Michel VERSCHAEVE dans la mise en scène d'opéras et de cantates baroques
pour la prononciation de l'ancien français et la rhétorique gestuelle des
chanteurs. Depuis 1990, elle se produit dans les genres les plus divers :
récitals, spécialement de musique française, oratorio, opéra baroque ou
romantique, musique de scène ou de film, musique de chambre, créations
contemporaines, sous la direction de J. C. MALGLOIRE notamment. Ses premiers
enregistrements en CD sont consacrés aux "Cantiques" de LEFEBURE WELY.
Parallèlement à ses activités artistiques,
Sylvie de MAY enseigne la technique vocale et le chant baroque.
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Nicole TAMESTIT
Son trajet artistique mêle recherche musicale,
recherche corporelle et intérieure, notamment par un long travail avec
l'auteur de l'essai "Le Violon Intérieur", Dominique HOPPENOT, et par un
apprentissage approfondi sur les processus de groupes avec la psychanalyste
Lisbeth VON BENEDE.
Un grand engagement dans la musique de note
époque sera la marque de la première partie de sa vie artistique, notamment
comme membre de 1983 à 1993 de l'ensemble "Kaleïdocollage", sextuor
international qui depuis 10 ans a multiplié les créations d'oeuvres en
>Europe, au Canada et aux USA.
Passionnée par l'oeuvre de J. S. BACH, sa
recherche de vérité stylistique et sonore l'amènera vers les instruments
anciens.
Sa collaboration avec Pierre BOUYER date de
1983, depuis des récitals en sonate jusqu'à son rôle majeur, actuellement
dans la "Compagnie du Pianoforte".
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